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Choisir son djembé (quelques petits conseils)

Choisissez votre djembé en fonction de l'usage que vous voulez en faire. Pour les amateurs de sons très aigus, privilégiez un djembé dont le diamètre variera entre 28 et 32 cm.
Pour ceux qui préfèrent une note bien ronde, moins sèche, ou plus puissante, sélectionnez plutôt un djembé dont le diamètre est supérieur à 32 cm.
A savoir pour les novices, le djembé dont le diamètre est supérieur à 36 cm est très difficile à faire sonner, on obtient par contre facilement un bruit de casserole.
Le son d'un djembé dont le diamètre serait inférieur à 28 cm se rapprochera de la derbouka (instrument d'Afrique du nord) et s'il est joué au sein d'une formation composée de djembés de plus grosse taille, il ne sera pas assez puissant pour se distinguer.

Le poids est un élément essentiel dans le choix de votre djembé. Un joueur qui devra se déplacer souvent avec son instrument, ou monter 4 étages appréciera plus volontier un instrument léger (entre 3 et 6 kilos). Il faut savoir qu'en général, un bon djembé est conçu dans un bois dense. Fabriqué par un sculpteur professionnel, il sera relativement épais mais pas forcément lourd, car l'épaisseur du bois sera régulière (entre 5 et 8 kilos en fonction du bois utilisé). Ce même sculpteur pourra réduire l'épaisseur de l'instrument de façon tout aussi régulière parce que de nombreux batteurs apprécient un instrument léger mais il y aura un risque de déformation. Cela ne veut pas dire pour autant qu'un djembé lourd soit bon et solide.

Un conseil, avant d'acheter un djembé, n'hésitez-pas à le retourner pour inspecter l'intérieur. Si vous constatez que l'épaisseur du bois est irrégulière, c'est mauvais signe. Méfiez-vous également des djembés recouverts de peinture ou autre décoration. Il s'agit bien souvent de cache-misère. Sous la peinture, on peut souvent trouver de grosses fentes plus ou moins bien rafistolées.

Pour finir, la peau du djembé se change en moyenne une fois par an, en fonction de l'usage que l'on en fait, mais également du diamètre du fût. Changer une peau n'est pas impossible, encore faut-il avoir le temps (environ 4 heures de main d'œuvre pour un initié et jusqu'à 15 heures pour un débutant). De plus, entre la pose de la peau mouillée et le tirage final (peau sèche), un délai de séchage de plusieurs jours sera nécessaire en fonction de la météo. Il faut donc avoir du temps et de la place, car une peau de chèvre séchant dans un studio de 20m2 peut être gênant (surtout pour l'odeur). Assurez-vous donc que vous avez la possibilité de pouvoir changer la peau de votre instrument, soit vous-même, soit par un système de S.A.V. qui peut vous être proposé par le vendeur, soit par une connaissance capable de faire le travail.

La clave

Cet instrument de musique est très largement utilisé dans les groupes d'influence latino-américaine. Aujourd'hui, de nombreuses formations musicales à travers le monde et de toutes influences les pratiquent. Issues du claquement ancestral des mains, elles viennent apporter une touche afro-cubaine à la musique.
Son maniement reste simple. Une main maintien la clave entre le pouce et les doigts, la paume de la main bombée servant de caisse de résonance. L'autre main, généralement la main forte tenant la seconde clave vient percuter en rythme le morceau de bois ainsi maintenu.
Nos claves : morceaux de bois d'une dimension de 20,5 cm (environ) de longueur, et 2,5 cm (environ) de diamètre.
Elles sont fabriquées pour le moment dans cette seule dimension mais avec 3 essences de bois différentes, permettant une gamme de sons plus large. Façonnées entièrement à la main (raison pour laquelle les dimensions ne sont pas toujours identiques), elles peuvent donner différents sons en raison du diamètre qui peut varier de quelques millimètres.
Le guéni (goni) très dense donne un son clair et puissant.
Le linké et le djala, moins denses, donnent un son plus sourd, plus mat.

La conga (percussion d'origine africaine)

Les Congas (Tumbadoras) sont les descendants d'instruments africains (d'origine ashanti, fon, bantu et yoruba) et le fruit du métissage opéré par les migrations des populations africaines lors de la traite des noirs.
Ces instruments, comme beaucoup d'autres percussions, ont bénéficié d'un nombre considérable d'amélioration pour arriver à la forme et au système de tension actuel. Les premiers Congueros (joueur de tumbadoras) utilisaient des instruments dont la peau était clouée au fût et avaient recours à la chaleur pour obtenir la tension qu'ils désiraient. Le système actuel, composé de deux cerclages en fer, de tirants en forme de « ? » en inox ou en aciers, de boulons et de coquilles en métal est non seulement très fiable, mais permet au batteur d'obtenir la note qu'il désire en quelques coups de clefs. La majorité des fûts est fabriquée en bois dur à l'aide de lattes collées les unes aux autres, ou en fibre de verre et résine polyester.

Il existe trois types de congas dont les appellations les plus courantes sont :
- Le quinto (ou Primero) désignant le tambour au timbre le plus aigu (le moins large de la série ou du set) utilisé souvent pour le solo.
- La conga (ou Segundo) désignant le tambour médium, utilisée pour le contre chant de l'accompagnement.
- La tumba (ou Salidor) désignant le tambour grave, le plus large de la série, utilisée pour l'accompagnement principal de base.

Des membres de notre association ont eu la chance, lors d'un déplacement au Mali, de rencontrer des forgerons, capables de sculpter ces instruments dans la masse. Chaque modèle présenté est unique et intégralement façonné artisanalement. Ces congas, une fois montées dans notre atelier de Bordeaux sont exceptionnelles d'un point de vue sonore et surpassent de loin toutes les congas usinées.

Quelques précisions concernant l'appelation définissant le diamètre de nos fûts :

- Requinto : diamètre de 18 à 22 cm - Quinto : diamètre de 22,5 à 28 cm - Conga : diamètre de 28,5 à 31 cm

- Tumba : de 31,5 à 33,5 cm - Tumbadora : de 34 à 35 cm - Mambisa : à parir de 35,5 cm

Les dun dun, dounoumba, sangban, kenkeni

Instruments essentiels de la musique mandingue, les dun-dun ont un rôle de base rythmique et mélodique. Ils accompagnent le plus souvent le djembé solo, mais s'enrichissent des polyrythmies des djembés d'accompagnements. Le djembé solo, comme la danse commande aux fûts dun-dun les variations rythmiques.
Les fûts dun-dun sont composés généralement de trois tambours : - Le plus petit « son aigu» est appelé kinkéni, ou kenkéni, ou kinkin, ou kinserini (diamètre d'environ 30 cm) - Le moyen « son medium » est appelé sangban, sanban ou sangbani (diamètre d'environ 35 cm) - Le plus gros « son grave » est appelé dun dun, doun doun, doum doum ou dounoumba (diamètre d'environ 40 cm). Ces trois fûts sont de forme cylindrique, les deux extrèmités sont couvertes d'une peau de vache, bœuf ou toutes autres peaux épaisses d'animaux sauvages.
Ils sont joués horizontalement, frappés de la main forte à l'aide d'une baguette en bois percutant l'une des deux peaux, et surmontés d'une cloche métallique frappée de la main faible à l'aide d'un support métallique (clous, bague….).
Les dun-dun peuvent être également joués verticalement, le batteur pouvant se munir d'une baguette en bois dans chaque main.
Les dun-dun peuvent être joués séparément, mais également sous forme de batterie par un seul joueur. On distinguera deux notes :
- Le son ouvert, le bâton rebondit sur la peau delivrant "la note pleine".
- Le son piqué, le bâton reste plaqué sur la peau provoquant un son sourd.

L'entretien d'un djembé

Un djembé nécessite moins d'entretien que de précautions. La peau n'a besoin d'aucun traitement particulier. Ne jamais lui appliquer de crème, d'huile ou de graisse. Par contre, n'hésitez pas à tendre votre djembé régulièrement, car un bon djembé mal tendu, sonnera comme une « casserole ».
Le bois, quant à lui, apprécie de temps en temps (1 fois tous les deux ans environ) de recevoir un peu d'huile de lin, de beurre de karité, de baume des antiquaires ou tout autre produit destiné à nourrir le bois. Cet entretien s'effectuera généralement lors d'un changement de peau ce qui évitera à celle-ci le contact avec ces produits gras.
Il est conseillé de maintenir l'instrument dans un sac, ou de le recouvrir d'une protection quelconque (pull, couverture…), de façon à le protéger de l'humidité, de l'air, des chocs pendant le transport, ou de la chaleur.

Il est également fortement déconseillé de laisser le djembé dans une voiture car, en cas d'ensoleillement, la température excessive du véhicule pourra le détériorer. Dans le même registre, exposer son djembé au soleil ou toute autre source de chaleur contribuera effectivement à tendre la peau, mais pourra également provoquer des fissures sur le bois, et éventuellement casser la peau. Le système de tension moderne du djembé permet au joueur de l'accorder à sa guise sans avoir recours à la chaleur.
Les grandes différences de température, ou d'hydrométrie sont néfastes pour l'instrument. Le bois, comme la peau, sont sensibles à ces changements. Conserver son instrument sans protection dans un appartement chauffé en hiver, et provoquer un courant d'air froid (fenêtres ou portes ouvertes) fait subir à votre instrument un choc thermique (c'est d'ailleurs le cas pour tout vos meubles, instruments, ou bibelots en bois).

Le balafon diatonique ou pentatonique africain

Le Balafon est un xylophone composé d'un support en bois ou en bambou, sur lequel sont disposées des calebasses (caisse de résonance) surmontées de lattes de bois de tailles croissantes. Les calebasses, de tailles croissantes également, sont percées d'un ou plusieurs trous recouverts traditionnellement d'une toile d'araignée ou plus couramment d'un petit film plastique ou de papier à cigarettes.
Le nombre de lattes du balafon varie en fonction de la région où il est joué, et de l'accord qu'on veut lui donner. Il est généralement accordé en pentatonique (une gamme de 5 notes) mais il peut l'être aussi bien en diatonique (une gamme de 7 notes).
Concernant l'accord pentatonique, il existe le Dioula bala (le modèle le plus couramment joué) et le Bamanagame.

Les lattes de bois du balafon diatonique sont plus épaisse mais moins large que le balafon pentatonique, la note devant être plus haute.

En Afrique de l'ouest, plus particulièrement au pays Mandingue d'où il est originaire, le balafon est joué par des griots.

Du n'goni à la Cora / instrument à corde africain / luth d'Afrique

Instrument mélodique traditionnel de l'Afrique de l'ouest, on le trouve au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Sénégal…
Il est composé d'une grosse calebasse évidée, de forme sphérique ou allongée, qui va servir de caisse de résonance, recouverte d'une peau de chèvre.
Cette calebasse est traversée par un manche en bois à l'extrémité duquel seront fixées les clefs, traditionnelles en bois ou modernes en métal.
Les cordes, en nylon, seront tendues grâce à un chevalet qui repose sur la peau.
Cette alchimie va donner le son si particulier du N'Goni.
Il semblerait qu'au départ, il n'était composé que d'une corde et était utilisé par les bergers Peuls.
A l'heure actuelle on distingue couramment deux sortes de N'Goni :
LE DONZO N'GONI, composé de 6 cordes et traditionnellement réservé aux chasseurs.
LE KAMELE N'GONI, composé de 8 cordes et utilisé par toute autre personne.
Cependant, on peut poser le nombre de cordes voulu sur le N'Goni, sachant qu'il devient une cora lorsque il atteint 21 cordes.

Le son du djembé

De nombreux sons peuvent être obtenus sur un djembé en fonction du niveau de la personne qui le pratique. On retiendra toutefois 3 sons essentiels.
La basse , qui s'obtient en frappant de la main le centre de la peau.
La tonique et le claqué qui s'obtiennent en frappant de la main le bord du djembé sans que la paume ne touche la peau. L'inclinaison de la main et des doigts permettra de distinguer la tonique du claqué.
La note d'un djembé varie en fonction de nombreux éléments : la forme du fût, la tension, et la peau utilisée.
La tension : plus la peau du djembé sera tendue, plus la note sera haute. Pour les débutants faisant l'acquisition de cet instrument, il est conseillé de demander au vendeur qu'il vous montre la méthode de tension.
La peau utilisée : Il s'agit très généralement d'une peau de chèvre d'élevage. Plus la peau est fine, plus on obtiendra un son vibrant, plus harmonieux. Par contre, elle sera moins solide. Plus la peau est épaisse, plus le son sera sec, moins vibrant. Le djembé peut aussi être monté avec une peau d'antilope, gazelle, ou autres animaux sauvages pourtant protégés. La légende populaire prête à ces peaux de multiples qualités de son et de solidités. Les ayant pour ma part pratiquées, je conseillerais aux batteurs de ne pas chercher à obtenir ce type de peaux. S'il est vrai qu'une peau sauvage est plus solide qu'une peau d'élevage, j'ai pu constater qu'elles étaient très souvent pleines de trous (dégâts occasionnés par les plombs du fusil). De plus, à l'usage, ces peaux très denses font horriblement mal aux mains. Pour finir, le son est loin d'être exceptionnel, il est comparable a celui obtenu avec une peau de boeuf (fine) ou une peau de chèvre épaisse.
La forme du fût : Il est très fréquent qu'un soliste apprécie que son djembé ait la note la plus haute du groupe qui l'accompagne. A tension de peau égale, la note d'un djembé variera en fonction de la forme du fût. Plus le diamètre de la caisse est important, plus la note sera basse et ronde. A l'inverse, moins le diamètre est important, plus la note sera aigüe, et sèche. C'est la raison pour laquelle les djembés qui ont un petit diamètre sont souvent appelés djembé solo et les plus gros, djembé d'accompagnement. Dans la pratique, il est courant de constater que le soliste joue sur le plus gros djembé de la troupe. La raison en est simple, plus la caisse est grosse, plus le djembé est puissant. Il est possible d'obtenir un son relativement aigü sur un djembé à gros diamètre mais il faut que la peau soit excessivement tendue, ce qui accentue les risques de casse.

Les origines du Djembé

Le djembé est originaire d'Afrique de l'ouest, plus particulièrement du pays Mandingue. On le retrouve au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Mali, et au Sénégal.
Dans ces régions, le djembé anime nombre de fêtes populaires tels que mariages, baptêmes etc... Il est également utilisé par les troupes et ballets africains. Aujourd'hui, la pratique du djembé s'étend au monde entier.
Ce tambour en forme de gobelet est apparu chez les Malinké il y aurait environ 700 ans. La forme évasée de la caisse fait penser à un mortier utilisé encore aujourd'hui pour piler la nourriture. La forme de la caisse et du pied, plus ou moins évasée varie en fonction de la région de production, ainsi que de la bille de bois dans laquelle il est taillé.
Les rythmes joués sont également interprétés différemment en fonction du pays, ou même de la région où ils sont pratiqués. Il n'est pas rare qu'un rythme portant le même nom, ayant la même origine, n'ait aucunes ressemblances d'un village à l'autre selon l'ethnie qui l'interprète.
A l'origine, le djembé était recouvert d'une peau provenant d'animaux sauvages (gazelles, antilopes….etc.) , maintenue à l'aide de cales de bois, elles-mêmes enfoncées dans la caisse de l'instrument. La tension s'obtenait en enfonçant ces cales plus profondément et en chauffant la peau. Ce système avait l'inconvénient de laisser passer de l'air dans la caisse de résonance, ce qui privait le batteur de la note appelée basse, mais lui permettait d'obtenir des toniques et des claqués similaires à ceux d'aujourd'hui. Il existe encore de nombreux tambours africains ainsi montés.
Dans les années 1950, un musicien français s'inspirant du montage des congas, mit au point un système permettant de ne pas toucher à la caisse de résonance. Cette technique, dont le principe de base est : 3 cerclages en fer, une peau, et du cordage a été adopté par les djembé-fola. Il existe quelques techniques qui diffèrent, en fonction des monteurs de peaux et de l'exigence du marché, mais le principe de base reste le même.
La pratique du djembé s'est énormément développée dans les années 1990, aussi bien en Occident qu'en Afrique, en raison des prestations effectuées par les ballets nationaux africains (à partir des années 1970), et principalement l'orchestre national de Guinée. Le jeu de scène spectaculaire de ces danseurs et danseuses, accompagnés des meilleurs solistes du pays, a séduit nombre de spectateurs. Ces tournées mondiales, ont également permis à certains d'entre eux de s'installer en Europe et aux Etats-Unis. Ces musiciens et danseurs ont ensuite pu très largement enseigner une partie de leurs techniques et participer à l'engouement populaire.

Le prix d'un djembé en Afrique

Le prix d'un djembé peut être très variable, en fonction du pays de provenance, de sa qualité, du mode de transport, et des taxes locales du pays dans lequel vous en faites l'acquisition. Pour exemple, nous prendrons la catégorie des djembés adultes, à savoir entre 56 et 65 cm de hauteur, et 30 et 40 cm de diamètre.
Dans les pays de production, principalement le Sénégal, la Guinée, la Côte d'Ivoire et le Mali, un djembé de ce type s'achète entre 15 000 FCFA (23 €) et 50 000 FCFA (75 €).
Il est possible que l'on vous demande jusque 150 000 FCFA (230 €) mais cela est excessif. En fonction de vos moyens, des liens que vous pourriez tisser avec le vendeur, ou bien d'une aide financière éventuelle que vous voudriez lui apporter, vous jugerez le prix maximum que vous investirez pour votre instrument. En ce qui me concerne, je compte environ 30 000 FCFA (45 €) pour l'achat d'un très bon djembé, cette somme sera partagée de façon suivante :

- 15 000 FCFA (23 €) pour le sculpteur, comprenant l'achat de la bille de bois et son transport jusqu'à l'atelier et de la main d'oeuvre.
- 15 000 FCFA (23 €) pour le monteur, comprenant l'achat de la peau, du fer, des soudures, de la corde et de la main d'œuvre.

LE COÛT DU TRANSPORT : Pour ceux qui achèteraient donc leur djembé en Afrique, il faudra compter avec le coût du transport. Pour un ou deux instruments, vous aurez la possibilité de les transporter dans vos bagages, et normalement, la douane française ne vous demandera pas de vous acquitter de la T.V.A (munissez-vous quand même d'une preuve d'achat).

Pour ceux qui en ramèneront un plus grand nombre, il faudra rajouter au prix d'achat le coût du transport, de l'emballage, et du dédouanement. Le coût moyen du transport et de l'emballage en fret aérien pour un djembé est d'environ 40 000 FCFA (60 €) comprenant le prix du transport au kilo et les formalités de douane au départ comme à l'arrivée. Il faut rajouter à cela le coût de la T.V.A qui s'impute sur le prix du djembé au départ + le coût du transport.

Pour exemple : - 10 djembés achetés 30 000 FCFA, soit............................. 300 000 FCFA

- Coût du transport : 40 000 FCFA x 10 soit............................................... 400 000 FCFA
- Total........................................................................................................... 700 000 FCFA (1070€)
- T.V.A : 650 000 FCFA x 19,6 % soit................................. .......................137 200 FCFA (209€)

Total pour 10 djembés arrivés en France...................................................... 837 200 FCFA (1276€)

Le coût d'un djembé acheté ainsi vous reviendra donc à 128 €, ce qui est raisonnable si vous trouvez des instruments de qualité.
Il est tout à fait envisageable de réduire les coûts (pour les économes...) en achetant un djembé à 15 000 FCFA (23 €). Mais, dans la mesure où vous ne payez pas le juste prix, vous pourriez avoir des surprises sur la qualité de vos instruments.
Il est ensuite possible, pour les déclarations en douane, de sous-évaluer le coût d'achat de vos instruments en déclarant, par exemple 5 000 FCFA (par instrument). Mais, d'abord c'est illégal, de plus, si un accident se produit pendant le transport de vos instruments (ce qui n'est pas rare) vous seriez indemnisé sur le montant de votre déclaration (si vous n'avez pas également économisé la souscription d'une assurance pour le frêt).

Il est également possible, pour ceux qui voudront importer de grosses quantités d'instruments ou autres produits du pays de faire du frêt maritime. Le coût du transport s'en trouve diminué de 70 %, mais il y a plusieurs inconvénients. Vous pourriez patienter plusieurs mois avant de recevoir votre marchandise, et en raison de la condensation qui se produit dans un container hermétique, vos djembés pourraient subir de grosses détériorations.

Dernière chose à savoir pour les voyageurs. Ce n'est pas forcément parce que vous vous déplacez dans le pays d'origine que vous trouverez des instruments de qualité. Essayez de prendre conseil auprès de musiciens sur place, ou encore de sculpteurs professionnels.

Le prix d'un djembé en France

Comme c'est le cas en Afrique, le prix d'un djembé en France est très variable (de 60 € à 450 €) pour un instrument de 58 à 65 cm de hauteur et de 28 à 40 cm de diamètre. Ce n'est pas parce qu'un djembé est cher, ou qu'il a été acheté dans un magasin de musique, qu'il est forcément de bonne qualité. Ce n'est pas non plus parce qu'il sera acheté auprès d'un marchand ambulant ou d'un voyageur, même d'origine africaine, qu'il sera bon. Un conseil pour les débutants voulant acquérir un bon djembé, essayez dans la mesure du possible de vous adresser à un professionnel ou demandez l'aide d'un ami.

Il existe un grand nombre d'Associations qui fournissent à leurs adhérents des instruments de très bonne qualité. Certains commerçants ou magasins de musique font également du très bon travail, mais en général, ce sont également des percussionnistes capables de vous préparer le djembé comme il se doit (surtout bien tendu). L'idéal pour un débutant est de s'adresser directement à son professeur de percussions. Il est d'ailleurs même préférable de commencer par prendre des cours, avant d'en faire l'acquisition. Cela vous permettra d'être sûr de votre choix, et également de justifier votre investissement, qui reste onéreux.

Si vous êtes dans l'impossibilité de vous faire conseiller par un professionnel, soyez vigilant :

Privilégiez les djembés originaires du Mali, de la Côte d'Ivoire ou de Guinée. Evitez les Djembés originaires d'Asie (ils n'ont pas encore le savoir-faire). N'achetez pas de djembé détendu. Si le vendeur prétend qu'il suffit de le tendre, faites-le ou demandez-lui de le faire avant d'en faire l'acquisition. Dans ce cas, si la peau est percée, elle craquera. Si la corde à été mal tirée à la base, ou si elle est de trop mauvaise qualité, vous n'obtiendrez pas une tension suffisante. Choisissez si possible un djembé muni d'une corde pré étirée (drisse pré étirée utilisée généralement en voile).
Dans le cas où le djembé serait déjà tendu, vérifiez quand même que la peau n'ai pas de trous, ou de déchirures, ce qui entrainerait une casse à court terme. Si la caisse est ovale, cela veut souvent dire que l'épaisseur du bois n'est pas suffisante (mais cela n'altère en rien la qualité de l'instrument).
Retournez l'instrument et regardez à l'intérieur. Le bois doit de préférence être de même épaisseur sur tout le contour du pied. Si il y a des fentes apparentes sur le pied, ce n'est pas dramatique. Par contre, regardez au niveau de la caisse car la moindre fuite d'air vous priverait du son basse.

Les sonnailles (séssés) pour djembé ou tambour

Appelées également séssés ou oreilles, elles se fixent sur le bord supérieur du djembé. Elles jouent un rôle mélodique, le tintement métallique enjolivant le son sec et percutant du tambour. On raconte que leurs chants masquent les sons néfastes du djembé. Les sonnailles entrent en vibration lorsque le djembé est percuté mais peuvent également être frappées directement avec les mains. Le son des sonnailles est plus faible lorsque le batteur joue assis, le sol absorbant une partie des vibrations du djembé.
Réalisées dans une plaque de tôle (variant de 1 à 4 mm) ou à base de boites de conserve, elles diffèrent par leurs tailles ou formes et participent aussi à l'ornement de l'instrument. Elles sont percées à leurs bords de trous dans lesquels sont enfilés des petits anneaux métalliques .

Les tamanis du Mali / (n'tama, talking drum ou tambour aisselle)

Appelé tamani, n'tama, tama, talking drum ou tambour aisselle, c'est un instrument d'origine mandingue dont la fonction peut-être aussi bien mélodique que rythmique. En forme de sablier, le fût est évidé et recouvert aux deux extremités d'une peau de chèvre ou de varan selon la région où il est pratiqué. Les deux cerclages qui maintiennent les peaux sont reliés par une cordelette. Placé sous l'aisselle, le batteur bénéficie d'une large gamme de sons en modifiant à sa guise la pression qu'il exerce sur le cordage avec son bras. La peau est frappée à l'aide d'une baguette coudée et de la main libre.

Le problème de la déforestation lié à la production artisanale

Il est vrai que le djembé, comme beaucoup d'autres produits artisanaux, est fabriqué avec du bois. Pour que votre instrument soit de bonne qualité, il faut que le bois soit « bien formé », ce qui veut dire que l'arbre utilisé soit arrivé à maturité. C'est la raison pour laquelle les plus beaux arbres seront sélectionnés par les forgerons qui voudront faire des instruments de qualité. Beaucoup d'exportateurs européens se sont penchés sur ce problème en mettant en avant un soit-disant travail de reboisement.
Mon avis sur ce sujet, c'est que ces actions sont destinées à se donner bonne conscience, mais n'ont aucune répercution sur le problème de la déforestation. Je me suis moi-même retrouvé en pleine brousse, avec un exploitant forestier, pour trouver, acheter, et débiter des billes de bois destinées à la fabrication de djembés. Cela fait mal au cœur de voir un arbre tomber. Malheureusement, la question ne se pose pas dans les mêmes termes lorsqu'on partage le quotidien des gens qui vivent de ce travail.
En effet, que pourrait-on proposer, aux sculpteurs, ébénistes, menuisiers, charbonniers, agriculteurs, ouvriers….etc., tous ces corps de métier qui vivent de l'exploitation forestière, si nous arrêtions d'acheter ces produits pour préserver les forêts.

L'agriculture est principalement responsable de la déforestation. Un propriétaire vendra un arbre que lorsqu' il a de toutes façons l'intention de cultiver les terres sur lesquelles cet arbre se trouve. Le café, le sucre, le coton, le cacao, les fruits exotiques et tout ces produits, que nous consommons tous les jours contribuent bien plus à la déforestation que le travail du bois.

Il y a aussi dans ces pays un problème énergétique. La population utilise du charbon de bois pour faire la cuisine. Il n'est pas rare de constater en forêts des essences de bois pourtant protégées, débitées pour être transformées en charbon.

Il existe cependant bien des moyens pour ralentir cette déforestation mais les actions à mener dépassent nos compétences et nos pouvoirs.