Ce type de masque était utilisé par la
société masculine Ngil qui n'existe plus de nos jours.
Cette société secrète était chargée
des initiations et elle luttait contre la sorcellerie. Le Ngil est un
rite du feu purificateur symbolisé par le gorille.
Les porteurs de ces masques faisaient leur apparition
la nuit dans les villages, éclairés par des torches, et
étaient toujours en grand nombre. La face est couverte de kaolin
(la couleur blanche évoque le pouvoir des ancêtres). Ce
type de masque blanc incarne donc l'esprit d'un défunt. Il avait
aussi une fonction judiciaire et désignait les coupables des
mauvaises actions au sein du village : cela donnait ensuite lieu à
des meurtres rituels. Les autorités coloniales françaises
interdirent ce type de masque vers 1910.
Les fentes des yeux sont à peine marquées
et sont peu ouvertes. La voix du porteur du masque ne devait pas être
identifiée ; le fait qu'il n'y ait pas de percée pour
la bouche contribue à déformer la voix de celui qui danse
le masque.